PHILOSOPHIE : Le matérialisme
À en croire Friedrich Engels (1820-1895), les philosophes se divisent en deux grands camps : les idéalistes et les matérialistes. Les premiers accorderaient la première place à l’esprit ; les seconds à la matière. Derrière ces différences qui peuvent paraître très abstraites et lointaines, les enjeux sont en fait lourds. L’Université permanente invite, cette année, à explorer cette grande tradition matérialiste (d’Épicure à Marx en passant par Spinoza, La Fontaine ou Hobbes), tradition dominée, souvent pourchassée, forcée de se dissimuler, de s’exprimer clandestinement mais tradition d’une fécondité à découvrir.
LITTÉRATURE : Aragon
Par la qualité de sa langue d’abord, mais aussi par la richesse de son oeuvre multiple, Aragon est l’un des plus grands écrivains du siècle précédent. Mais son oeuvre et sa vie accompagnent, reflètent et réfléchissent aussi toute l’histoire qui fut la sienne et qui est la nôtre : les évolutions, les tragédies, les résistances, les échecs. Lire Aragon, c’est penser la vie. C’est penser le monde. Le nôtre, celui où la défaite de l’idéal oblige à le repenser – pour savoir « s’il fait beau dans l’homme à force de noir ».
HISTOIRE : La Révolution française
L’histoire de la Révolution française est, aujourd’hui encore, l’objet d’appropriation concurrentes et passionnées. Qu’il suffise de penser à la récurrence avec laquelle reviennent dans le débat politique actuel les qualificatifs de « girondins » et de « jacobins », avec quelle régularité, aussi, la figure de Robespierre est brandie comme un étendard par certains, comme un repoussoir pour d’autres. Qu’il suffise enfin de rappeler les legs nombreux de cette période à notre présent, du partage entre « droite » et « gauche » en politique jusqu’au principe d’une République reposant sur une Constitution et une Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, sans oublier le partage du territoire en départements et en communes, ou encore l’hymne, le drapeau et la devise de la France ainsi que le principe d’une instruction publique accessible à tous pour permettre à chacun de devenir pleinement citoyen. Jusque dans ses limites, la période révolutionnaire interroge notre présent, autour de questions aussi centrales que celles de l’inclusion des femmes et des « gens de couleur » dans la Cité, celles du statut de la propriété privée ou des pratiques légitimes de l’action politique. C’est l’ensemble de ces débats ouverts par la Révolution sur la citoyenneté, l’individu, la société et l’État, qui font de cette période un « objet chaud » que notre présent n’a pas fini d’interroger.
ÉCONOMIE :
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